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La France s’apprête à ouvrir à la concurrence son marché des paris sportifs, hippiques et du poker en ligne. Les parlementaires de l’Assemblée nationale ont adopté le texte le 13 octobre dernier. C’est désormais au tour du Sénat de donner son aval ou d’apporter des modifications au texte de loi.
Les débats ont démarré ce mardi 23 février et dureront deux jours. Des amendements sont vraisemblablement à prévoir compte tenu de la révolution apportée par ce texte dans un secteur qui a été depuis 1946 chasse gardée de l’Etat avec les deux monopoles historiques de la Française des Jeux et du PMU.
L’Arjel, l’autorité de régulation chargée d’octroyer les licences françaises aux opérateurs candidats, prévoit d’en accorder une centaine. Des labels de jeux très connus sont sur les starting blocks, tels que PokerStars, Unibet, Bwin, William Hill et d’autres.
La loi a vu le jour dans un contexte d’ouverture à la concurrence, exigée par l’Union européenne, mais également de protection des joueurs. Selon Eric Woerth, le ministre du Budget, 25 000 sites illégaux s’adressent aujourd’hui aux joueurs français.
L’entrée en vigueur de la loi est prévue pour le printemps prochain mais elle pourrait peut-être connaître un nouveau report en fonction de la nature des amendements décidés par les sénateurs.
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