Par l’équipe
Selon Isabelle Parize, directrice générale du groupe Mangas Gaming, interviewée par capital.fr, il y aura vraisemblablement une trentaine de candidats à la licence de jeux en ligne en France. Parmi eux se trouvent l’un des grands noms de l’industrie des paris sportifs, l’opérateur BetClic, qui appartient à Mangas Gaming.
Pour Isabelle Parize, la loi est une bonne chose dans le fond dans la mesure ou elle va permettre de mettre un peu d’ordre sur un marché en vrac, qui doit faire face à la multiplicité d’offres de sites illégaux. Mais elle dénonce aussi la persistance des monopoles de la FDJ et du PMU, qui conservent un avantage concurrentiel, la taxation fiscale exorbitante par rapport à d’autres pays européens. « L'Etat veut taxer les mises à plus de 9 %, ce qui revient à taxer le produits bruts des jeux (ndlr : différence entre les mises et les gains, c'est l'équivalent du chiffre d'affaires) à 60 %, contre 5 % à Malte, 15% au Royaume-Uni ou 20% en Italie. C'est antiéconomique! », déclare-t-elle.
Elle soulève également la question des contrôles sécuritaires renforcés qui obligeront les opérateurs à des installations coûteuses, tel que le coffre-fort numérique censé enregistré toutes les transactions des sites.
Pour cette femme d’affaires avisée, dans ces conditions, il y a fort à croire que seuls 5 opérateurs resteront en course dans les 3 à 5 ans à venir dont la FDJ et le PMU qui s’octroieront la « plus grosse part de gâteau ».
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