Par l’équipe
Ses futurs concurrents crient déjà à la concurrence déloyale avant même l’entrée en vigueur de la loi sur les jeux en ligne. Il est vrai que la Française des Jeux, qui a le vent en poupe, jouit de son statut d’opérateur historique et possède une longueur d’avance sur tout le monde avec l’énorme budget dont elle dispose pour ses opérations de marketing. Le PMU, deuxième opérateur historique, est d’ailleurs logé à la même enseigne. D’aucuns leur reprochent de facto de maintenir leur position de monopole.
Se préparant à affronter une concurrence plus que serrée, la FDJ s’est lancée dans un immense plan de campagne médiatique. Elle multiplie les partenariats stratégiques depuis déjà quelques mois - comme avec le groupe Barrière pour le poker, ou encore dernièrement avec l’opérateur de téléphonie Orange.
Ce dernier partenariat lui permettra d’intégrer son panel d’offres de paris sportifs et de loterie sur les portails Internet, mobile et télé d’Orange. Quant à Orange, il pourra améliorer sa gamme de jeux et de sports via une offre plus riche et bénéficier du savoir-faire d’un spécialiste du jeu.
Le PDG de la Française des Jeux Christophe Blanchard-Dignac a à plusieurs reprises affirmé dans la presse que l’opérateur est disposé à conquérir 25 % du marché des paris sportifs en ligne d'ici 2012, soit un CA prévisible de 500 000 euros ! On comprend donc mieux pourquoi la FDJ est décidément entrée en guerre...
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